Les Rouennais de Popping Hole donnent un mini-concert ce mercredi 14 novembre 2018 en préambule à la projection de Pulp, a film about life, death and supermarkets, à l’Omnia République. Le vendredi 16 novembre, ils partagent l’affiche avec les Squid au 3 Pièces. Le tout dans le cadre du festival This is England.

Ils s’appellent Maxime et Hugo, et forment la moitié du groupe Popping Hole. Deux frères qui s’entendent mieux que les Gallagher, même s’ils partagent avec eux le bon goût de la pop à la sauce anglaise.

Vous revendiquez des aspirations assez anciennes, comme les Beatles ou les Kinks. Pourquoi ?

Parce qu’on n’a pas encore fait mieux aujourd’hui. Ça reste des références, au même titre que les Zombies par exemple. Après, il y a un fil qui se déroule jusqu’à aujourd’hui, avec des groupes plus récents comme Big Star ou Teenage Fan Club. Leur point commun, une pop bien écrite, avec de grosses mélodies. Tahiti 80 reste une source d’inspiration aussi, et pas seulement parce qu’ils sont de Rouen. En ce moment, on peut écouter des groupes comme Real Estate, et des artistes comme Courtney Barnett ou Kurt Vile.

Quel lien vous lie à l’Angleterre d’aujourd’hui ?

Ça reste le pays qui a inventé la pop, le pays des Animals et autre Joy Division. Avec Popping Hole, nous chantons en anglais. On considère que chaque style a sa langue, et pour la pop, c’est évidemment l’anglais. Nous avons déjà essayé de chanter en français, mais c’est ridicule, ça ne sonne pas de la même manière. À nos débuts, nous portions des chemises, cravates, dans un style très anglais. Ça faisait trop Beatles, mais c’était une période où nous nous cherchions un peu (sourires). Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin d’un déguisement !

Parlez-nous de votre disque, Getting Over

Déjà, c’est le premier disque dont nous sommes entièrement satisfait, au niveau du son notamment. L’accompagnement par Le 106 en 2016-2017 a été très précieux, il nous a fait progresser. Les titres qui composent l’album sont assez différents les uns des autres. On ouvre avec un morceau composé par Gaylord, le bassiste, un morceau très mélodique, avec des chœurs. Les morceaux composés par Maxime sont peut-être un peu plus profonds, même si le son reste le même. Et puis, le titre du disque a un sens aussi. Getting Over, passer par-dessus quelque chose… L’album a une tonalité un peu plus grave si on creuse, c’est comme une deuxième couche !

Et sur scène, ça donne quoi Popping Hole ?

Il y a eu un vrai travail lors d’une résidence au 106 l’an dernier, avec un filage scénique et artistique. Un travail qui nous sert encore aujourd’hui. La scène, c’est un exercice que l’on apprécie, il y a ce petit « truc » en plus. En juin dernier, nous étions à Hanovre en concert, face à des gens réceptifs, en avril prochain, nous devrions jouer à Liverpool. Nous irons là-bas avec l’envie de nous confronter à un public qui vit avec cette musique depuis toujours. Toutes ces expériences nous enrichissent.

Squid + Popping Hole – Vendredi 16 novembre 2018 – 21h – Le 3 Pièces – Rouen – 7€/5€ (adhérents Europe and Co et Rouen Norwich Club) – Billetterie en ligne ici

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