JVW
Jozef Van Wissem joue du luth au Temple Saint-Eloi

Avec Europe and Co, nous avons organisé pas moins de 16 événements en 2015. Des concerts, des show-cases, une résidence, une release party, une projection… De quoi faire un petit retour, de quoi raconter quelques histoires, avant d’en écrire de plus belles, en 2016.En 2015, tout avait commencé avec le concert de Stanley Brinks et Freschard au 3 Pièces. C’était le 15 janvier, quelques jours seulement après les attentats contre Charlie Hebdo à Paris. Stanley Brinks, c’est André Herman Dune, qui tourne avec Madame Freschard depuis qu’il a quitté les frangins. Stanley nous informe le soir du concert qu’il vit en Allemagne, sans Internet, sans smartphone, et qu’il appris pour les événements seulement deux jours avant en Belgique. Appliqué sur scène, bien dans ses baskets, et pas embarrassé par la loi française en vigueur, il ira jusqu’à griller une petite clope derrière le micro. Ne le répétez à personne!

Deux semaines après, celui qui se pointe au 3 Pièces nous impressionne un peu: nous avons en face de nous le grand prix de la meilleure musique de film du Festival de Cannes 2013, Jozef Van Wissem. Il avait signé la bande originale du film de son ami Jim Jarmush, Only lovers left alive. Le concert est absolument génial. La petite cave est pleine de spectateurs hypnotisés. Jozef, lui, est sous le charme. Il adore la ville, son architecture, son côté médiéval, ses décors, et les cadeaux de Monsieur Rêve, du Rêve de l’escalier… Tout l’inspire. Le lendemain, à 7h50, il veut absolument voir le bûcher de Jeanne d’Arc. Il s’approche, visiblement ému, prend plusieurs photos et prend le train pour sa prochaine date. Le soir même, il nous envoie un message: il veut revenir à Rouen. Mais revenir maintenant. Ni une, ni deux, on loue le Temple Saint-Eloi, on contacte les copains d’Octantrion pour jouer en première partie, et on annonce la date. Un mois plus tard, Jozef Van Wissem jouait dans un cadre qui lui correspondait à merveille, devant plus de cent privilégiés, emmitouflés dans leur manteau. Il reviendra, il l’a promis. Et peut-être même pour d’autres projets que ceux liés à la musique. A suivre…

TVB
Troy Von Balthazar (photo Freddy Lamme)

Le 30 avril, on a sorti l’artillerie lourde, avec notamment deux artistes très appréciés des membres d’Europe and Co, et déjà passés par Rouen ces dernières années: Troy Von Balthazar et Ken Stringfellow. Un ex-Chokebore et un ex-R.E.M. sur la même scène, le même jour, au Kalif. Un concert rendu possible par celui joué par les deux légendes, la veille, dans le cadre du Printemps de Bourges. The Color Bar Experience, le concert hommage à Elliott Smith, diffusé depuis sur Arte Concert, réunissait les deux acolytes, mais aussi Jason Lytle, malheureusement pas disponible pour jouer un set solo à Rouen.

Pêle-mêle, on a aussi vécu l’émotion de Michel Cloup, l’énergie d’Alamo Race Track, une chouette soirée concert-ciné, avec My silly dogfish et le documentaire sur Pulp… On est entrés dans l’univers délicat de Rachel Ries, un mois durant, on a fêté la sortie du premier EP de Nord, découvert Presque l’Amour, dansé avec Keston Cobblers Club, on a bu des coups avec Jonah Matranga, lui s’est fait tatouer le bras à la boutique De bruit et d’encre. Enfin, on a fêté notre premier partenariat avec This is England de la plus belle des manières, avec The Draytones et Victoria au Hipster Café, un lieu qu’il est bien pour organiser des concerts. Un année riche, une année belle. See you en 2016.

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